De nombreuses jeunes familles rêvent de posséder leur propre logement. Enfin un bureau pour soi, une chambre pour chaque enfant et un jardin pour accueillir le barbecue. Mais dès qu’elles parcourent les annonces immobilières, elles se demandent si elles peuvent vraiment financer un logement en propriété. Sara et sa famille ont réalisé leur rêve d’une maison bien à eux et vivent désormais sous leur propre en toit, en toute liberté de choix. Une réalité accessible en veillant à un certain nombre de points.

Christoph Jentzsch

Pour avoir un jour entre les mains les clés de sa propre maison, comme la famille de Sara, il est utile de se pencher sans tarder sur le financement. Voici cinq conseils pour vous y aider.

1. Planifier suffisamment tôt

La première question à se poser est le type de maison souhaitée: combien de chambres faut-il, un seul garage suffit-il ou plutôt deux et quid du jardin? L’emplacement est également important. A quelques kilomètres des villes, les prix sont bien plus avantageux. Il est donc intéressant de découvrir les environs le week-end et d’aller visiter d’autres lieux.

2. Faire les comptes

Dès que toutes les questions sont clarifiées, on peut effectuer un calcul approximatif. Il faut prévoir au moins 20% de fonds propres car en général, un bien immobilier ne peut être financé qu’à hauteur de 80% par crédit hypothécaire. L’apport personnel peut par exemple être constitué d’avoirs bancaires, de sommes d’argent provenant de la vente de titres, d’avoirs des 2e et 3e piliers ou d’un avancement d’hoirie.

3. Définir le plan d’épargne

Idéalement, l’épargne a commencé plusieurs années auparavant, à savoir dès que le travail et la situation financière le permettent. La prévoyance liée du 3e pilier constitue à ce titre une bonne solution. D’ailleurs, un Suisse sur trois met chaque mois jusqu’à 1 000 francs de côté pour s’offrir un jour la maison rêvée. Si toutefois l’apport personnel ne suffit pas, on peut opter pour un plan d’épargne. Celui-ci doit déterminer précisément la somme qu’il faut mettre de côté chaque mois pour atteindre l’objectif de placement.

Un Suisse sur trois met chaque mois jusqu’à 1000 francs de côté pour s’offrir un jour la maison rêvée.

4. Choisir le type d’hypothèque

Après s’être penché sur l’apport personnel, on peut réfléchir à une hypothèque. Il existe ici différentes possibilités: l’hypothèque à taux variable, l’hypothèque à taux fixe, l’hypothèque Libor et l’hypothèque combinée. Les modèles d’hypothèques se distinguent surtout en fonction de leur flexibilité et de leur propension au risque. Ce thème restant particulièrement complexe, il est recommandé de s’en remettre à un conseil détaillé prenant en compte la situation de vie et les souhaits de la famille.

5. Calculer la charge supportable

Il faut ensuite calculer si la famille peut assumer financièrement les coûts générés par l’achat d’un logement. Lorsqu’elles achètent un bien immobilier, les familles ont tendance à sous-estimer les frais courants. Ceux-ci se décomposent en trois catégories: les intérêts, l’amortissement ainsi que les frais d’entretien et les charges. En règle générale, ces frais ne doivent pas excéder un tiers des revenus bruts annuels.

Oui, devenir propriétaire et vivre sous son propre toit en toute liberté de choix est un rêve qui peut devenir réalité. Il suffit de se pencher le plus tôt possible sur le financement et de se fixer des objectifs pour y parvenir. A l’aide d’une solution de prévoyance individuelle, les familles peuvent envisager leur avenir financier en toute confiance et profiter de la vie dans leur propre maison.

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