Raffaele Sutter est un hôte, créateur et père d’accueil attaché à la famille. Il y a douze ans, il ouvrait le «Franzos», un établissement dont la renommée va au-delà de Zurich. Il mène plusieurs activités, entre son restaurant, ses projets de construction dans sa maison et sa famille. Nous avons rencontré ce Zurichois d’adoption et avons discuté avec lui de son projet de vie.

Veuillez accepter les cookies marketing afin de pouvoir voir la vidéo. Paramètres des cookies

Lorsque l’on entre dans le «Franzos», on n’a plus l’impression d’être au Limmatquai, mais au cœur de Paris. Au Niederdorf à Zurich, Raffaele s’est fié à son envie d’entreprendre, à son expérience et à son instinct pour créer un petit bijou à la française.

L’illustration montre un bistrot avec plusieurs tables et chaises en bois. Les chaises ont un design différent et sont principalement en bois. De nombreuses photos encadrées, de différents formats, sont accrochées au mur, dont des portraits, des illustrations et des inscriptions. Le mur est blanc et une étroite partie en lambris est visible dans la partie inférieure. A gauche sur la photo, on peut voir un portemanteau en bois.

«Le Franzos est plus français que la France.» Il ne s’agit pas de clichés, mais d’essence: Piaf, Gainsbourg, Belmondo, Bardot. Des photos qui racontent une histoire.

Une personnalité trèsattachée à ses racines et pleine d’énergie

Raffaele a grandi dans le pays d’Appenzell, parmi les montagnes, la nature et les vaches. Aujourd’hui encore, son enfance fait partie de son identité. Elle lui permet de garder les pieds sur terre et lui donne cette confiance et ce calme dont on a besoin quand on fait les choses, tout simplement. Il se décrit comme une personne joyeuse, créative et dynamique. Il vit en couple à Zurich, est le père d’accueil de trois enfants, et a adopté Bongo, le chien de la famille.

L’illustration montre un homme se tenant debout devant un mur jaune pâle. Sur le mur, on distingue des ombres de feuilles et de branches qui forment un motif irrégulier. L’homme porte une chemise vert foncé avec des boutons et un t-shirt blanc en dessous. L’homme a les bras croisés devant le corps.
Quand je me rends à mon restaurant, quand je vois la bonne ambiance et quand je constate que je peux rendre les gens heureux et embellir un peu leur journée, alors mon travail prend tout son sens.

Comment Raffaele s’est lancédans la restauration

Raffaele a toujours aimé découvrir les restaurants. A Paris, sa ville préférée, il fréquente parfois jusqu’à sept établissements en une journée pour observer les méthodes, l’ambiance et les concepts. Ce qu’il veutsavoir, c’est ce qui fonctionne, et pourquoi. Pour lui, la restauration est plus qu’un métier: il veut créer des lieux où l’on se sent bien. Sur le plan personnel aussi, Raffaele apprécie la bonne cuisine, au restaurant ou à la maison, quand il invite ses amis ou sa famille et qu’il endosse le rôle d’hôte.

Une table et trois chaises en bois sont placés contre un mur. Le mur est recouvert de lambris, des photos encadrées ornent le reste du mur. Les photos ne sont pas disposées sur le mur selon un agencement particulier. Dans l’angle inférieur droit de la photo, on peut voit une partie d’un bouquet de fleurs.
Au «Franzos», la clientèle est à l’étroit, les convives sont assis les uns à côté des autres, comme dans un vrai bistrot français.

Comment est né le «Franzos»

L’idée de créer le «Franzos» est née à Genève. Il a vécu neuf ans dans cette ville dans laquelle on se sent souvent plus en France qu’en Suisse. De Genève, il se rendait régulièrement à Paris, parfois pour un week-end de dernière minute. C’est à cette époque qu’il est tombé amoureux de l’art de vivre à la française: la gastronomie, la culture, la langue et ce savoir-vivre si particulier. Pourtant, à l’école, le français n’a jamais été une matière facile pour lui. Genève a changé la donne.

De retour à Zurich, Raffaele a un souhait qui lui tient à cœur: «Je voulais apporter un bout de France à Zurich.» Un lieu qui ressemble à un petit bistrot parisien: vivant, charmant, un peu bruyant et typiquement français.

Pourquoi le concept du«Franzos» fonctionne à Zurich

A Zurich, personne ne s’attendait à un autre restaurant français. C’est précisément pour cette raison qu’il fallait une identité claire. La marque de fabrique du «Franzos» est sans équivoque: cuisine de bistrot française, authenticité, proximité et cadence. Cela ne plaît pas à tout le monde, mais peu importe.

Lorsque Raffaele a parlé de son projet à ses proches, en évoquant une petite surface pour un loyer élevé, beaucoup de gens lui ont dit: «Cela ne marchera jamais». Mais aujourd’hui, c’est justement l’emplacement qui contribue à cette réussite. L’établissement se trouve dans l’hypercentre. Les clientes et clients sont à l’étroit, partagent les tables et entament des discussions. Les étudiantes et étudiants côtoient une clientèle plus âgée, et parfois, une personne finit par offrir un verre à une autre.

Deux personnes sont assises à une table en bois rustique dans un bistrot et sont en train de manger. Sur la table sont posés de petits plats cuits au four, des salades fraîches dans des bols en verre, des tranches de pain sur des planches de bois ainsi que des verres à eau et des couverts. Des moulins à épices, une carafe et un petit assortiment de fleurs complètent l’ensemble.
Deux personnes sont assises à une table en bois rustique dans un bistrot et sont en train de manger. Sur la table sont posés de petits plats cuits au four, des salades fraîches dans des bols en verre, des tranches de pain sur des planches de bois ainsi que des verres à eau et des couverts. Des moulins à épices, une carafe et un petit assortiment de fleurs complètent l’ensemble.

On peut passer une journée entière au «Franzos». L’établissement est ouvert du matin jusqu’à tard le soir.

«Pour moi, la restauration n’est pas un métier, c’est une raison de vivre.»

Une personne se tient debout derrière un comptoir et rit de bon cœur. Un plateau contenant un verre d’eau et une petite assiette est posé sur le comptoir. En arrière-plan, on peut voir plusieurs bouteilles et verres sur une étagère. Dans la partie gauche de la photo, on distingue une autre personne vue de derrière.
Une personne se tient debout derrière un comptoir et rit de bon cœur. Un plateau contenant un verre d’eau et une petite assiette est posé sur le comptoir. En arrière-plan, on peut voir plusieurs bouteilles et verres sur une étagère. Dans la partie gauche de la photo, on distingue une autre personne vue de derrière.
Vue de la fenêtre extérieure sur un petit bistrot: deux personnes sont assises sur des tabourets de bar à un long comptoir, le personnel travaille en arrière-plan. A gauche, on peut voir un mur blanc carrelé et à droite, un comptoir avec des tabourets. Sur la vitre, un logo blanc avec l’inscription «et sa cousine» est visible en haut de l’image.
Vue de la fenêtre extérieure sur un petit bistrot: deux personnes sont assises sur des tabourets de bar à un long comptoir, le personnel travaille en arrière-plan. A gauche, on peut voir un mur blanc carrelé et à droite, un comptoir avec des tabourets. Sur la vitre, un logo blanc avec l’inscription «et sa cousine» est visible en haut de l’image.

«Je veux créer un lieu dans lequel les gens peuvent s’échapper de leur quotidien. Un peu de chaleur, un peu de bruit, un peu de France.»

L’illustration montre un mur lumineux décoré de plusieurs photos encadrées. Les photos sont de différents formats et tailles. On peut notamment voir un portrait en noir et blanc d’une femme aux cheveux longs, un autre portrait ainsi qu’une photo portant l’inscription «UNIQUE». Quelques petites photos montrent des motifs architecturaux. Les cadres sont principalement en bois ou dans des couleurs neutres.
L’illustration montre un mur lumineux décoré de plusieurs photos encadrées. Les photos sont de différents formats et tailles. On peut notamment voir un portrait en noir et blanc d’une femme aux cheveux longs, un autre portrait ainsi qu’une photo portant l’inscription «UNIQUE». Quelques petites photos montrent des motifs architecturaux. Les cadres sont principalement en bois ou dans des couleurs neutres.

Au «Franzos», chaque photo raconte une histoire: la photo de Jean-Paul Belmondo est à côté de celle Brigitte Bardot; il la regarde avec nostalgie. Tous deux ont eu une liaison.

Un homme est visible au centre de la photo. Il est assis derrière un comptoir. L’homme tient un marqueur blanc dans une main et une ardoise noire dans l’autre. L’ardoise est posée sur le comptoir. L’homme regarde vers la droite. En arrière-plan, on distingue un mur blanc composé de carreaux et orné d’illustrations noires.
Un homme est visible au centre de la photo. Il est assis derrière un comptoir. L’homme tient un marqueur blanc dans une main et une ardoise noire dans l’autre. L’ardoise est posée sur le comptoir. L’homme regarde vers la droite. En arrière-plan, on distingue un mur blanc composé de carreaux et orné d’illustrations noires.

«Un lieu doit susciter quelque chose. Sinon, il ressemble à un autre.»

Ici, l’artisanat occupe une place de choix: sur les panneaux, les menus sont rédigés à la main par Raffaele.

Une ardoise rectangulaire de couleur noire est placée en diagonal au centre. Elle est posée sur un support en bois. La main gauche tient le côté gauche de l’ardoise. La main droite tient un marqueur blanc. Des mots en français sont écrits à la main en blanc sur l’ardoise.
Une ardoise rectangulaire de couleur noire est placée en diagonal au centre. Elle est posée sur un support en bois. La main gauche tient le côté gauche de l’ardoise. La main droite tient un marqueur blanc. Des mots en français sont écrits à la main en blanc sur l’ardoise.

Les défis de la restauration zurichoise

Pour Raffaele, le principal défi concerne le personnel. Depuis la pandémie de coronavirus, le marché s’est nettement réduit et il est difficile de trouver un personnel qualifié. Dans le même temps, les attentes des personnes employées ont augmenté et beaucoup ne restent qu’un certain temps avant de partir. Pourtant, l’équipe est un facteur de réussite essentiel. L’ambiance dans l’établissement, les relations entre les personnes, la qualité du service: la clientèle ressent tout cela immédiatement.

A cela s’ajoutent les défis classiques de la restauration: des loyers élevés, des marges faibles, des coûts en hausse et des appareils techniques qui finissent par tomber en panne car ils sont utilisés en continu. Dans de telles situations, Raffaele est présent et endosse plusieurs rôles: hôte, organisateur et dépanneur. Les horaires de travail réglementés ne font pas partie de son quotidien en tant que propriétaire.

Ce qui motive Raffaele

Pendant la pandémie de coronavirus, Raffaele a pris conscience d’un aspect décisif: pour beaucoup de gens, le «Franzos» est bien plus qu’un simple établissement pour se restaurer. C’est un lieu de rencontre important, qui fait partie du quotidien. Les lettres, cadeaux et propositions de soutien qu’il a reçus lui ont montré à quel point le «Franzos» était important pour beaucoup de gens. La clientèle partie à l’étranger est de retour et met d’abord le cap sur le «Franzos». D’anciens étudiants et étudiantes reviennent des années plus tard et se remémorent cette période de leur vie.

Malgré tous les défis, c’est précisément cela qui motive Raffaele au quotidien. Quand il entre dans son restaurant, il ressent l’ambiance, voit la joie des clientes et clients et se rend compte qu’il peut apporter une petite touche de bonheur à leur quotidien. C’est une source de motivation pour lui.

Une envie de créer qui nedoit rien au hasard

Raffaele a toujours aimé créer et ce, dès son plus jeune âge. La créativité est enracinée dans sa famille: ses parents et ses grands-pères ont exercé des professions artistiques. Le passage à la Kunstgewerbeschule (école d’arts) était une évidence pour lui, tout comme la formation de décorateur-étalagiste chez Globus, où il gravira les échelons jusqu’à devenir responsable de la création visuelle. Là-bas, il a appris à mettre en scène des espaces dans lesquels les gens peuvent s’immerger.

Cette intuition le guide encore aujourd’hui. Quand il travaille au «Franzos», tous ses sens sont sollicités: avec la musique, la langue, les plats, les photos, le service. Le plus beau compliment qu’on lui fait régulièrement: «Le Franzos est plus français que la France.» Il ne s’agit pas de clichés, mais d’essence: Piaf, Gainsbourg, Belmondo, Bardot. Toutes les photos accrochées au mur du «Franzos» racontent leur propre histoire.

Une pièce lumineuse avec un parquet et un grand canapé gris. Plusieurs coussins de couleurs différentes sont posés sur le canapé. Devant celui-ci se trouvent une petite table rectangulaire dotée d’un plateau blanc et d’un piètement en métal; une chaise avec une assise claire est visible à côté. Les murs sont recouverts de lambris et deux fenêtres laissent pénétrer la lumière naturelle de chaque côté.
Une pièce lumineuse avec un parquet et un grand canapé gris. Plusieurs coussins de couleurs différentes sont posés sur le canapé. Devant celui-ci se trouvent une petite table rectangulaire dotée d’un plateau blanc et d’un piètement en métal; une chaise avec une assise claire est visible à côté. Les murs sont recouverts de lambris et deux fenêtres laissent pénétrer la lumière naturelle de chaque côté.

«J’ai posé moi-même presque tous les sols ici. Nous avons installé de nouveaux planchers à lamelles, comme ce qui se faisait autrefois dans les maisons anciennes.»

Deux personnes sont assises sur un grand canapé beige. Une personne tient dans ses mains un grand livre ouvert dont la couverture est rouge. En arrière-plan, on aperçoit des panneaux muraux clairs et une fenêtre donnant sur la nature. Un élément décoratif en forme de violon est accroché au mur.
Deux personnes sont assises sur un grand canapé beige. Une personne tient dans ses mains un grand livre ouvert dont la couverture est rouge. En arrière-plan, on aperçoit des panneaux muraux clairs et une fenêtre donnant sur la nature. Un élément décoratif en forme de violon est accroché au mur.
Un escalier avec des marches en bois clair qui mène en haut vers la gauche. Le mur le long de l’escalier est peint en bleu et en gris, il est décoré avec plusieurs photos encadrées. Au centre, on remarque une grande photo montrant une personne vue de derrière, vêtue d’un vêtement rouge et traversant un couloir bordé de piliers. Au-dessous de cette image se trouve un panneau jaune sur lequel figurent les lettres «FRANZOS» en noir et une flèche vers la droite. En dessous, il est écrit «50 MINS » en caractères plus petits.
Un escalier avec des marches en bois clair qui mène en haut vers la gauche. Le mur le long de l’escalier est peint en bleu et en gris, il est décoré avec plusieurs photos encadrées. Au centre, on remarque une grande photo montrant une personne vue de derrière, vêtue d’un vêtement rouge et traversant un couloir bordé de piliers. Au-dessous de cette image se trouve un panneau jaune sur lequel figurent les lettres «FRANZOS» en noir et une flèche vers la droite. En dessous, il est écrit «50 MINS » en caractères plus petits.

Pour Raffaele, chaque photo raconte sa propre histoire.

L’illustration montre un grand miroir doré avec un cadre décoré accroché à un mur bleu et vert. Dans le miroir, on peut voir un escalier avec des marches en bois clair qui mène vers le haut. Plusieurs photos encadrées, de différents formats et tailles, sont accrochées le long de l’escalier. Le mur sur lequel est posé le miroir est également orné de photos encadrées.
L’illustration montre un grand miroir doré avec un cadre décoré accroché à un mur bleu et vert. Dans le miroir, on peut voir un escalier avec des marches en bois clair qui mène vers le haut. Plusieurs photos encadrées, de différents formats et tailles, sont accrochées le long de l’escalier. Le mur sur lequel est posé le miroir est également orné de photos encadrées.

La famille de cinq personnes habite ici depuis quelques mois. Beaucoup de choses sont encore provisoires, mais le couloir porte déjà la signature de Raffaele.

Si Raffaele n’avait pas atterri dans la restauration, il aurait aimé devenir architecte d’intérieur. Il aurait rêvé d’acheter de vieilles maisons pour les rénover lui-même.

L’illustration montre une pièce avec une grande table en bois visible au premier plan, entourée de plusieurs chaises noires. A l’arrière-plan se trouve une kitchenette sombre avec des armoires et un plan de travail. Sur l’image à gauche, on voit un grand poêle en faïence vert. Un grand miroir avec un cadre doré est accroché au mur à droite. Un homme traverse la pièce et porte une tasse de café noire.
L’illustration montre une pièce avec une grande table en bois visible au premier plan, entourée de plusieurs chaises noires. A l’arrière-plan se trouve une kitchenette sombre avec des armoires et un plan de travail. Sur l’image à gauche, on voit un grand poêle en faïence vert. Un grand miroir avec un cadre doré est accroché au mur à droite. Un homme traverse la pièce et porte une tasse de café noire.

La nouvelle cuisine souligne le goût de Raffaele pour l’aménagement: la pièce dégage une ambiance chaleureuse qui fait que l’on se sent immédiatement chez-soi.

Construire soi-même, réaliser soi-même

Quand Raffaele a une idée, il ne la lâche plus. Et souvent, il la met directement en œuvre. Il a lui-même transformé le «Franzos» en sept semaines seulement, en travaillant jour et nuit, avec son partenaire commercial. C’est un principe qu’il applique aussi dans sa vie privée. Depuis plus de 20 ans, il habite dans le Kreis 5, dans une petite maison d’ouvriers qui a environ un siècle de plus que lui. Actuellement, il est en train de réaliser un autre de ses rêves: il rénove la maison pour sa famille.

Il a fait beaucoup de choses lui-même: dégager les anciens sols, sauver les lambris, redonner vie à l’âme originelle de la maison. «Nous avons conservé ou rénové tout ce qui pouvait l’être. Nous avons procédé tout en douceur, pour que la maison conserve toute sa beauté.» La famille habite dans la maison depuis quelques mois. Tout n’est pas encore terminé. Il manque encore des lampes et aussi des plinthes. Les projets ne manquent pas. Et c’est justement ce qui motive Raffaele.

La photo montre une cuisine moderne et ouverte, avec de grandes fenêtres et beaucoup de lumière naturelle. Une personne se tient devant un long plan de travail sombre et prépare des fruits frais.
La photo montre une cuisine moderne et ouverte, avec de grandes fenêtres et beaucoup de lumière naturelle. Une personne se tient devant un long plan de travail sombre et prépare des fruits frais.

Sa devise: respecter l’ancien et créer un lien avec le neuf pour qu’il ne devienne pas poussiéreux, mais reste vivant.

Scène lumineuse et conviviale dans un salon moderne avec de grandes baies vitrées et des murs lambrissés en blanc. Deux adultes et deux enfants sont assis ou agenouillés autour d’une table basse et jouent ensemble. La pièce comporte un grand canapé, plusieurs sièges en bois, un lampadaire, des tapis moelleux et des coussins. Sur le plancher, un chien est allongé sur un coussin.
Scène lumineuse et conviviale dans un salon moderne avec de grandes baies vitrées et des murs lambrissés en blanc. Deux adultes et deux enfants sont assis ou agenouillés autour d’une table basse et jouent ensemble. La pièce comporte un grand canapé, plusieurs sièges en bois, un lampadaire, des tapis moelleux et des coussins. Sur le plancher, un chien est allongé sur un coussin.

Raffaele vit avec son partenaire Mitch et leurs trois enfants dans le Kreis 5 à Zurich, avec Bongo, le chien de la famille.

Sur le plan privé: lafamille avant tout

Raffaele est apparu à ses enfants de manière inattendue, «comme une Vierge», dit-il lui-même. Son partenaire Mitch est éducateur social et avait déjà recueilli des enfants en tant que famille d’accueil. Dès le départ, il était clair qu’ils vivraient ensemble comme une famille. Aujourd’hui, ils sont cinq: l’aîné, qui va bientôt fêter ses 18 ans et qui effectue un apprentissage de cuisinier, ainsi que deux garçons de sept et huit ans – et le chien Bongo. La famille a changé le regard de Raffaele sur la vie. Il y a autre chose que le travail et les sorties. Aujourd’hui, il voit dans ses enfants beaucoup de choses auxquelles il tenait quand il était lui-même enfant.

«Nous sommes une famille non conventionnelle. Pourtant, dans un sens, nous sommes conventionnels. Je travaille à 100%. Mon partenaire travaille à temps partiel parce qu’il s’occupe des enfants», explique Raffaele. En fin de compte, avant toute chose, eux deux souhaitent être des parents pour leurs enfants. Ces derniers, comme tous les enfants, ont besoin d’un maximum d’amour et d’attention, mais aussi de limites et de barrières.

Plusieurs personnes sont assises autour d'une table basse et jouent à un jeu en bois. Sur la table se trouvent des pièces rondes en bois et un plateau. La pièce est dotée d'un parquet clair, d'un canapé à l'arrière-plan et d'un mobilier aux couleurs neutres.
Plusieurs personnes sont assises autour d'une table basse et jouent à un jeu en bois. Sur la table se trouvent des pièces rondes en bois et un plateau. La pièce est dotée d'un parquet clair, d'un canapé à l'arrière-plan et d'un mobilier aux couleurs neutres.

Raffaele et Mitch forment une famille non conventionnelle, mais qui est aussi conventionnelle à certains égards. Raffaele travaille à 100% et Mitch est à temps partiel, car il s’occupe en grande partie des enfants.

Deux adultes sont assis à une table en bois et ont les bras posés sur la table. Un enfant est assis en face et tient des cartes dans une main. En arrière-plan, on peut voir de grandes fenêtres à travers lesquelles des feuilles vertes sont visibles.
Deux adultes sont assis à une table en bois et ont les bras posés sur la table. Un enfant est assis en face et tient des cartes dans une main. En arrière-plan, on peut voir de grandes fenêtres à travers lesquelles des feuilles vertes sont visibles.

Avec les enfants, le regard de Raffaele sur la vie a changé: sa famille donne aujourd’hui un sens nouveau et essentiel à sa vie.

La prévoyance en fait partie

Raffaele a pris les devants pour sa prévoyance vieillesse. C’est d’autant plus important en tant qu’indépendant, car il ne bénéficie pas automatiquement d’une caisse de pensions. Prendre des responsabilités et bien gérer son budget sont pour lui des conditions de base. Après les années difficiles liées au coronavirus et maintenant que la situation financière s’améliore à nouveau, il investit autant que possible dans le pilier 3a pour avoir une meilleure couverture et disposer d’une marge de manœuvre en plus de la prévoyance vieillesse obligatoire.

Il attache également de l’importance à ce thème pour ses collaboratrices et collaborateurs. «J’essaie de les sensibiliser très tôt à cette question, en particulier les jeunes, même si la retraite est encore lointaine.» Raffaele veille à ce que son équipe soit bien assurée et qu’elle dispose d’une bonne couverture à la retraite.

Ce que la liberté de choixfinancière signifie pour lui

Pour Raffaele, la liberté de choix financière signifie avoir une marge de manœuvre. Pouvoir avoir des projets, décider indépendamment de contraintes financières et éviter que l’on lui rappelle constamment que ce qu’il veut entreprendre n’est pas possible.

Faits et chiffres sur le «Franzos»

Le «Franzos» a été créé il y a douze ans. Le bistrot peut accueillir environ 28 convives à l’intérieur et 25 autres à l’extérieur. La crêperie adjacente «Et sa cousine» offre quant à elle une capacité de 15 places. Malgré sa petite taille, l’établissement emploie environ 32 personnes. Le bistrot est ouvert 7 jours sur 7, du matin au soir. Il est dirigé par Raffaele et par son beau-frère Marc-Antoine Käppel: Raffaele est au contact de la clientèle, tandis que Marc-Antoine s’occupe de la partie administrative, des salaires, des assurances et des finances. Une répartition claire qui porte le «Franzos» et qui lui permet de rester ce qu’il est: un établissement qui a une identité, vivant et dirigé avec conviction.

Une anecdote sur Raffaele

Pourquoi un Appenzellois propriétaire d’un bistrot français s’appelle-t-il Raffaele? Le nom trouve ses racines dans la famille: la mère de Raffaele est Argentine et Italienne. Son nom complet est Raffaele Federico Santiago Sutter. Il a hérité des noms Federico et Santiago de son grand-père et de son arrière-grand-père. A Genève et dans les régions francophones, on l’appelle souvent Raphaël. A un moment donné, il a cessé de rectifier cela et vit aujourd’hui en toute sérénité avec plusieurs noms. D’autant plus que beaucoup pensent qu’il est le «Franzos» en personne.

Une personne se tient debout dans un bistrot. Elle porte une chemise vert foncé et un t-shirt blanc en dessous. En arrière-plan, on peut voir un mur de couleur claire avec du texte imprimé. A droite sur la photo, on peut voir plusieurs verres et récipients sur un comptoir. La lumière arrive depuis la gauche sur la photo et crée des ombres nettes.
Une personne se tient debout dans un bistrot. Elle porte une chemise vert foncé et un t-shirt blanc en dessous. En arrière-plan, on peut voir un mur de couleur claire avec du texte imprimé. A droite sur la photo, on peut voir plusieurs verres et récipients sur un comptoir. La lumière arrive depuis la gauche sur la photo et crée des ombres nettes.

Vous souhaitez un conseil?

Nos expertes et experts vous conseillent personnellement sur toutes les questions en lien avec les assurances, la prévoyance et le logement en Suisse afin que vous partiez sur de bonnes bases.

Photos: Philip Brand
Vidéo: Roland Kessler

Autres articles intéressants

Personnes

Les Notter, ou la prévoyance intergénérationnelle

Lire plus

Personnes

Niklas Oberhofer: «A 7 ans, je savais que je voulais devenir chef»

Lire plus